Dans l'antre de mes lectures

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14 juin, 2011

Les enfants de la dernière chance de Peter Høeg

Classé dans : Littérature étrangère,Littérature scandinave — isabeleo @ 21:05

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Les enfants de la dernière chance

Éditeur : Points
Traduction : Frédéric Durand
Parution
: 10/02/2011
Première publication : 26/03/1997
Genre : Littérature scandinave
Nombre de pages
: 318

L’auteur :

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Peter Høeg est né le 17 mai 1957 à Copenhague, il a été tour à tour globe-trotter, professeur d’EPS, danseur, acteur et a pratiqué l’escrime, la navigation et l’escalade avant de se consacrer à l’écriture.  Il publie en 1988 son premier roman, « L’histoire des rêves danois « ,  suivi de « Contes de la nuit » (1990) et de « Smilla ou l’amour de la neige » (1992),  qui lui vaudra le prix Clé de verre. Ses deux derniers romans sont : « La femme et le singe » (1996) et « La petite fille silencieuse » (2007).

Quatrième de couverture :

Contrôle strict du temps, interdiction de toute camaraderie, châtiments corporels : l’ordre règne dans l’école expérimentale du professeur Biehl. Malgré les risques qu’ils encourent à violer cette discipline de fer, Peter, Katarina et Auguste se lient d’amitié et cherchent à comprendre le système. Lorsqu’ils réalisent qu’ils ne sont que des cobayes, ils décident de révéler la vérité au grand jour.

« C’est brillant, intrigant, poignant. »

L’Express

Mon avis : 

A venir.

7 juin, 2011

Les poissons ne connaissent pas l’adultère de Carl Aderhold

Classé dans : Littérature Française — isabeleo @ 20:49

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Les poissons ne connaissent pas l’adultère 

Éditeur d’origine : Jean-Claude Lattès

Parution : 20/01/2010

Nombre de pages : 318

Genre : Littérature Française

 

L’auteur :

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Carl Aderhold est né à Decazeville dans l’Aveyron en 1963. Il est spécialiste en histoire et littérature du XVIIIe siècle. Ce livre est son second roman, le premier « Mort aux cons », sorti en 2007, avait déjà rencontré un vif succès.

 

Quatrième de couverture :

Tout juste relookée, Julia, à la veille de ses quarante ans, éprouve le besoin d’échapper à sa vie de femme mariée, de mère, de caissière et saute dans le premier train pour Toulouse. Elle y croise d’étranges passagers: Colette, la vieille dame, amoureuse de deux hommes ; Germinal, le contrôleur anarchiste ; Jean-Pierre, l’éternel dragueur ; une formation de choristes rock’n roll… Et Vincent, spécialiste des bestiaires médiévaux. « Les poissons ne connaissent pas l’adultère », écrit l’un des auteurs qu’étudie Vincent. Mais les héros de ce magnifique Paris-Toulouse ne sont que des humains… Dans ce voyage de toutes les fantaisies, Julia va tenter de renouer avec une vie plus juste, plus légère, plus libre.

Plume alerte et prose cinématographique, Carl Aderhold croque avec bienveillance une galerie de paumés attachants. Embarquement immédiat !

Jeanne Garcin, Elle.

Mon avis : 

A venir.

6 juin, 2011

La Culasse de l’enfer de Tom Franklin

Classé dans : Littérature anglo-américaine,Littérature étrangère — isabeleo @ 13:05

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La Culasse de l’enfer  ♥♥♥♥

Éditeur d’origine : Albin Michel

Traduction : François Lasquin & Lise Dufaux

Parution : 05/01/2005

Nombre de pages : 512

Genre : littérature américaine

L’auteur :

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 Tom Franklin est né et a grandi à Dickinson, dans le Sud-ouest de l’Alabama. Il est l’auteur d’un recueil de nouvelles, « Braconniers » désigné par « Esquire » comme le « meilleur premier livre de fiction » de l’année et récompensé par un Edgar Award en 1999. Son second ouvrage, la « Culasse de l’enfer », paraît en 2003 aux Etats-Unis. Tom Franklin enseigne actuellement à l’université du Mississippi et réside à Oxford avec sa famille. Son dernier livre « Smonk : Ou la ville des veuves » a été publié en France chez Albin Michel en 2009.

Quatrième de couverture :

1897. Dans un coin reculé de l’Alabama, un homme est assassiné dans d’étranges circonstances. Pour le venger, ses proches forment une société secrète,  » La Culasse de l’enfer « , décidée à rendre sa propre justice. S’engage dès lors, entre les métayers blancs et les propriétaires fonciers des villes voisines, une guerre fratricide où il n’y a ni innocents ni coupables, mais du sang et de la douleur… À partir d’un fait historique, Tom Franklin déploie une magnifique fresque romanesque, sociale, policière et humaine. Un récit âpre qui explore les replis obscurs de l’âme.

« Je suis stupéfait par la puissance de Tom Franklin. La force d’évocation de sa prose, la rigueur implacable de son imagination me rappellent Faulkner. »

Philip Roth.

Mon avis : 

C’est une très belle découverte que ce roman sorti il y a quelques années et qui m’a été conseillé par une personne de mon entourage. Noyé dans la masse de toutes les parutions, je n’en avais  jamais entendu parler et, sans le « bouche à oreille », je serais passée à côté d’une perle !

Ce roman inspiré de faits historiques, se déroule dans l’Alabama de la fin du XIXè siècle. Suite au meurtre de l’épicier du village de Mitcham Beat, Arch Bedsole, les métayers vont créer un confrérie secrète, la « Culasse de l’enfer », sous l’impulsion du cousin d’Arch, Tooch Bedsole, et livrer une bataille sans merci aux habitants de la ville voisine, Coffeeville.

Cette alliance, sous couvert de justice et d’entraide mutuelle, n’est qu’un prétexte pour piller, tuer ou assouvir en toute impunité, les penchants les plus vils, d’hommes brisés par leurs rancoeurs et un dur labeur, « pauvres hères » victimes de leur ignorance et de la paupéristion, n’ayant d’intérêts que pour les armes et les beuveries. On trouve dans les rangs de « la culasse », de pauvres bougres enrôlés de force, mais aussi des tueurs psychopathes comme Lev James, le plus inquiétant de la bande, assassin en puissance, susceptible, colériqueet assoiffé de sang. Voici d’ailleurs, un passage évocateur de la personnalité de Lev James :

«…L’erreur du colporteur fut de se mettre à rire.

- C’est la meilleure articula-t-il d’une voix sifflante.

- Qu’est-ce que t’as à te marrer comme ça ? lui demanda Lev.

Pressentant sans doute le danger, le colporteur fit de son mieux pour réprimer son hilarité. Mais lorsqu’il vit à quel point le visage de Lev était devenu inégal avec la moitié de sa barbe qui avait brûlé, le fou rire le reprit.

- Merde fit-il en s’assenant une claque sur la cuisse. Si je t’avais prêté un rasoir, mon pote, ça nous aurait épargné l’odeur.

Calmement, Lev reposa la bonbonne, se leva, descendit les marches et s’approcha du chariot du colporteur. Il déroula le fil de fer qui entourait les tenailles accrochées à côté de toutes sortes d’instruments – jougs, traits de harnais, balances et ainsi de suite – et tout en continuant à jouer des mâchoires, il remonta les marches d’un pas lourd en tenant les tenailles ouvertes comme une pince de crabe. Blêmissant, le colporteur esquissa un mouvement de retraite, la cendre de son cigare tombant sur sa chemise blanche, mais Lev lui referma brutalement les tenailles autour du cou…»

En parallèle, ce roman est aussi l’histoire de Billy Waite, shérif en fin de carrière, luttant contre l’arrivée galopante de la vieillesse et Macky, un jeune adolescent, qui fait ses premiers pas dans le monde des adultes, avec son lot d’espoirs et de désillusions. Tous deux devront faire face à leurs démons respectifs et faire des choix cruciaux au moment de l’affrontement final !

Vous l’aurez compris, j’ai été séduite par ce livre. J’ai aimé la prose tour à tour, sombre, poétique et réaliste de Tom Franklin et la richesse de ses descriptions. Je vais donc suivre cet auteur de très près. Je remercie Florence de m’avoir conseillé ce livre, mon opinion rejoint la sienne, c’est assurément un Grand roman !

Un extrait :

Depuis qu’il avait acheté le magasin, Tooch n’y avait pas changé grand chose – par exemple, il n’avait pas touché à la pancarte accrochée derrière le comptoir, au-dessus de la caisse enregistreuse. Arch avait nourri une véritable passion pour les mots savants, et cette pancarte tracée à la main disait : PAS D’EXPECTORATION SUR LE PLANCHER. Mack se souvenait de l’histoire. Après qu’Arch eut fixé la pancarte au-dessus de sa caisse enregistreuse, les hommes qui pénétraient dans son magasin avaient passé plusieurs heures à lui demander ce que ça voulait dire.

- Ce que veut dire quoi ? leur répondait Arch.

- Ce mot là.

- Plancher ? Eh bien, t’es debout dessus. Il est composé de lattes de pin maintenues ensemble par une curieuse invention du nom de «clous» de longs objets en métal pointus qui servent à…

- L’autre mot.

- « Pas» ?

- Mais non, pas « Pas», fichtredieu, l’autre mot, celui qui est si long.

Arch continua ainsi tout l’après-midi, se refusant à expliquer le sens du mot, et les hommes essayèrent de deviner ce qu’il pouvait vouloir dire, en riant à qui mieux mieux. Quelqu’un déclara qu’il aurait fait un bon politicien.

- Pisser ? suggéra l’un d’eux.

- Non, mais j’aimerais autant que tu le fasses pas non plus sur le plancher.

- Expecter ou je ne sais quoi, ça voudrait pas dire «deviner» ?

- Si c’est bien ce que ça veut dire, fit Arch en clignant de l’oeil, tu viens de contrevenir au règlement.

- Boucher le passage ?

- S’allonger par terre ?

 À la fin, l’un des hommes comprit que ça voulait dire «cracher», si bien que leur vocabulaire se trouva enrichi d’un mot nouveau, un mot à dix dollars, dont ils firent usage pendant toute une période chaque fois que l’occasion se présentait.

- Tu crois que le ciel va nous expectorer dessus aujourd’hui ?

- Restons dans l’expectorative.

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5 juin, 2011

Out de Natsuo Kirino

Classé dans : Littérature étrangère,Littérature japonaise,Thrillers — isabeleo @ 2:40

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Out de Natsuo Kirino  ♥♥♥♥

Editeur : Points
Traduction: Ryôji Nakamura & René de Ceccatty
Parution : 21/06/2007
Nombre de pages : 655 pages
Genre : thriller

L’auteur :

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Natsuo Kirino naît en 1951, sous le nom de Mariko Hashioka, à Kanazawa au Japon. Elle commence à écrire en 1989 sous le pseudonyme de Noemi Nobara, avant d’adopter définitivement celui de Natsuo Kirino en 1993. Elle est l’auteur d’une dizaine de romans dont « Disparitions » publié en 1999 au Japon, pour lequel elle a reçu le prix NaokiSon roman « Out«  a été couronné par le Grand Prix de littérature policière du Japon. Ces deux derniers romans parus aux éditions du seuil sont « Le vrai monde » (2010) et « Intrusion » (2011).

Quatrième de couverture :

Dans une usine de Tōkyō, quatre femmes travaillent de nuit. Leurs maris sont tous infidèles ou violents, et détestés. Lorsque Yayoi finit par étrangler son conjoint, c’est une véritable descente aux enfers qui commencent pour elle et ses complices. Leur route croise celle de Mitsuyoshi, un ancien homme de main hanté par le supplice qu’il a fait subir à… une femme. S’engage très vite une terrifiante lutte à mort.

« Retournements, vigueur du récit et conclusion, voilà qui ravirait Hannibal Lecter ».   (Library Journal)

Mon avis :

C’est le premier thriller japonais que je lisais, et très franchement, j’étais vraiment curieuse de savoir ce que pouvait donner un polar à la sauce nippone ! et bien je n’ai pas été déçue ! 

En tout premier lieu pour le dépaysement, pour cette plongée dans le Japon moderne qui m’a permis de mieux cerner les us et coutumes de ses autochtones. En second lieu pour l’histoire narrée par l’auteur. Celle-ci nous brosse le quotidien de quatre femmes, Yoshié, Yayoi, Kuniko et Masako, vivant dans la périphérie de Tōkyō. On est loin de la jolie banlieue dorée des “Desperate housewives”, pour elles pas de sorties shopping, ni de réunions tupperware, mais un travail de nuit en usine, abrutissant et sans la moindre pause, consistant en la préparation de paniers-repas à la chaîne ! Leurs vies personnelles ne sont pas plus réjouissantes : maris violents, joueurs et infidèles, belle-mère incontinente et grabataire à charge, problèmes financiers, un quotidien des plus moroses et désespérant. Il n’est pas facile de vivre au pays du soleil levant, société patriarcale par excellence, quand on est née femme !

 Jusqu’au jour ou l’une d’elle craque et étrangle son mari, prise d’une folie meurtrière quand elle apprend qu’il a perdu toutes leurs économies en jouant au baccara. Ces quatre femmes vont se retrouver liées par ce meurtre, elles vont en toute complicité, démembrer le mari de Yayoi, pour se débarrasser du corps plus facilement. Ce qui reste le plus déroutant est le sang-froid et le calme avec lequel elles accomplissent cet acte, comme si elles exécutaient tout simplement une de leur tâche ménagère quotidienne. Voici d’ailleurs un passage, qui résume bien l’état d’esprit de ces femmes au moment où elles passent à l’acte :

«… Mais qu’est-ce que vous faites ?
Masako se tourna vers elle d’un air excédé.
- On le coupe en morceaux. On a décidé que c’était un travail comme un autre.
- Mais enfin … c’est pas un travail !
- Si, c’en est un ! décréta Masako pour couper court.
Tu as besoin d’argent, tu nous aides.
Ces mots la réveillèrent…»

….. à partir du moment où elles commettent l’irréparable, leurs vies vont se fissurer, ce sera l’escalade, l’effondrement progressif, total et inéluctable !

Ce qui caractérise la plume de Natsuo Kirino ? cynisme, froideur et élégance. J’ai beaucoup aimé son style d’écriture et ce roman qui sort des sentiers battus. Je vais donc attaquer très prochainement, un autre de ses livres « Monstrueux »(encore un pavé), en espérant qu’il sera aussi passionnant que celui-ci !

Un extrait :

«Comme les femmes préparent le repas tous les jours, elles sont plus habituées que les hommes à la chair et au sang. Elles savent mieux manier le couteau et mieux traiter les déchets. Et en plus une femme qui a accouché, dans la mesure où elle a côtoyé de très près la naissance et la mort, est dotée d’un plus grand courage. Sa femme de ce point de vue-là, en était un bon exemple, se dit-il non sans humour.»

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3 juin, 2011

De l’autre côté de Laurent Luna

Classé dans : Thrillers — isabeleo @ 22:06

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De l’autre côté de Laurent Luna  ♥♥♥♥

Editeur : Plumes libres
Parution : 01/03/2010
Nombre de pages : 384
Genre : Thriller

    L’auteur :

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    Laurent Luna, originaire de Toulouse, est l’auteur de dix-sept romans. Il aura attendu vingt ans pour livrer le premier d’entre eux. Un deuxième titre vient de paraître «L’In Nomine Patris»

    Quatrième de couverture :

    Jusqu’où êtes-vous allés par amour ?

    Et Jusqu’où iriez-vous par amour ?

    Lui est allé « De l’autre côté».

    Elle aurait peut-être préféré ne jamais en revenir…

    Marc Andernos est un jeune chirurgien totalement accaparé par son métier au service des urgences d’un grand hôpital.
    Sa vie privée, presque inexistante, se résume à de simples contacts téléphoniques avec sa mère.
    Un phénomène inexplicable va le pousser à sortir de son petit monde bien ordonné lorsqu’un enfant arrive aux urgences, percuté par un véhicule et sauvagement agressé par des chiens, sans avoir quitté le lit de sa chambre.
    Perplexe et intrigué, Marc tente alors de mener une enquête que les policiers abandonnent faute de preuves.
    Mais cette enquête va transporter le beau jeune homme au-delà de tout ce en quoi il a toujours cru : le rationnel.
    Malgré lui, il devra passer « de l’autre côté ».

    Mon avis :

    Ce thriller est assurément une belle découverte. L’histoire se déroule de nos jours, Marc Andernos, chirurgien aux urgences, voit arriver un enfant gravement accidenté, celui-ci aurait été percuté par une voiture et attaqué par des chiens dans la nuit ! le souci est qu’il n’a jamais quitté sa chambre dans laquelle il dormait à poings fermés, des preuves formelles l’attestent ! le médecin intrigué par cette histoire troublante et énigmatique, décide de mener sa propre enquête et de partir sur les traces d’un mystérieux enfant aux cheveux prématurément blancs et de sa mère aussi belle qu’étrange, qui pourraient bien le mener à la clé de l’énigme.
    Nous allons de surprise en rebondissement ! On croise au fil du roman des personnages tout aussi attachants que haïssables : une infirmière obèse, nymphomane et schizophrène, un commandant de police alcoolique pratiquant l’humour au vitriol, un géant boucher et sérial killer, un enfant dont les rêves et les cauchemars se transforment en réalité…sans oublier quelques célébrités.
    Ce roman inclassable est un mélange d’humour (presque omniprésent dans la première partie du livre) et de suspense psychologique avec une légére touche de fantastique ! Il est difficile de décrocher quand on attaque la seconde partie du livre, le rythme s’accélérant, on est entraîné dans un tourbillon vertigineux…et la fin nous réserve une bien jolie surprise !
    Un premier roman à découvrir de toute urgence pour ceux qui ne connaissent pas encore l’auteur !

    Un extrait :

    «-Je l’ai déjà appelé commissaire.

    - Le cinglé ?

    Quentin haussa les épaules.

    - Mais non ! L’avocat voyons !

    - Tu as le sens de l’humour à fleur de peau, hein mon poul…mon gars ? Et alors ? Il t’a appris quoi de beau le bigleux ?

    - Vous savez qu’il louche ?

    Saisons partit d’un grand éclat de rire totalement déplacé de par la proximité d’une scène d’horreur meurtrière. Mais il s’en fichait car ce morveux de flic en culottes courtes avait bien des choses à apprendre.

    - Tu n’as jamais vu de films policiers avec Jean Gabin, Lino Ventura ou d’autres grands acteurs du siècle dernier ?

    - Non commissaire.

    - Dommage, tu saurais qu’un bigleux est un avocat.»

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    L’enfant des cimetières de Sire Cédric

    Classé dans : Fantastique et Terreur — isabeleo @ 15:18

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    L’enfant des cimetières de Sire Cédric  ♥♥♥♥

    Editeur : Le Pré aux Clercs

    Parution : 05/03/2009

    Nombre de pages : 427

    Genre : Thriller gothique

      L’auteur :

      Sire Cédric

      Musicien et écrivain, Sire Cédric est un auteur toulousain qui fait partie intégrante de la nouvelle génération des auteurs français de thrillers. Ses romans mélangent deux genres : l’intrigue policière et le fantastique. Sire Cédric a été distingué par le prix Masterton pour son roman « L’enfant des cimetières », et par le prix Polar du festival de Cognac pour « De fièvre et de sang ». Son dernier roman, « Le Jeu de l’ombre », est paru en 2011, aux éditions le Pré aux Clercs.

      Quatrième de couverture :

      Lorsque sa collègue Aurore l’appelle en pleine nuit pour couvrir avec elle un meurtre atroce, David, photographe de presse, se rend sur les lieux du drame. Un fossoyeur pris d’une folie hallucinatoire vient de massacrer sa femme et ses enfants avec un fusil à pompe, avant de se donner la mort. Le lendemain, un adolescent, se croyant poursuivi par des ombres, menace de son arme les patients d’un hôpital et tue Kristel, la compagne de David. Mais qui est à l’origine de cette épidémie meurtrière? Est-ce un homme ou un démon? Le journaliste, qui n’a plus rien à perdre, va se lancer à la poursuite de Nathaniel, l’enfant des cimetières, jusqu’aux confins de l’inimaginable… Thriller gothique époustouflant, L’Enfant des cimetières est servi par une écriture nerveuse terriblement évocatrice qui laisse le lecteur hypnotisé par l’horreur. Attention, si vous commencez ce livre, vous ne pourrez plus le lâcher!

      Mon avis :

      Pas particulièrement fan de thriller gothique à la base, j’ai été happée par la lecture de « l’enfant des cimetières ».
      Le livre débute sur un crime particulièrement sanglant : un fossoyeur pris de folie meurtrière assassine toute sa famille avant de se suicider. David, photographe de presse, et sa collègue Aurore, chargés de couvrir l’affaire, vont bien malgré eux se retrouver mêlés à une épidémie meurtrière et faire face à une légende urbaine qui deviendra réalité….je ne vous en dit pas plus afin de ménager le suspense mais sachez qu’une fois ouvert, vous pourrez difficilement refermer ce livre.

      Malgré sa noirceur, l’écriture de Sire Cédric est indéniablement belle et empreinte de poésie. Chaque émotion et chaque événement réel ou rêvé, vécu par les protagonistes est détaillé avec une telle précision, que j’ai eu l’impression de vivre cette aventure onirique avec eux, complètement déconnectée de la réalité le temps de cette lecture, en totale immersion dans leur réalité.
      Que vous soyez néophyte ou amateur du style, je vous recommande vivement cette lecture. A dévorer sans modération !

      Un extrait :

      «Les deux syllabes roulent comme un verrou qui s’ouvre. Il n’a jamais compris d’ou vient cette vibration dans sa gorge, rugueuse et déferlante comme le tonnerre. Il va simplement la chercher, tout au fond, et elle est toujours là, bouillonnante, elle jaillit comme surgie du monde des songes. Opérant la magie».

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      2 juin, 2011

      Les visages de Jesse Kellerman

      Classé dans : Thrillers — isabeleo @ 22:09

      Les visages

      Les visages de Jesse Kellerman  ♥♥♥♥

      • Editeur : Sonatine
      • Traduction : Julie Sibony
      • Parution : 15/10/2009
      • Nombre de pages : 471
      • Genre : Thriller

      L’auteur :

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      Jesse Kellerman est né en 1978. Il est le fils des écrivains Jonathan et Faye Kellerman. Les Visages est son premier roman publié en France.

      Quatrième de couverture :

      Lorsque Ethan Muller, propriétaire d’une galerie, met la main sur une série de dessins d’une qualité exceptionnelle, il sait qu’il va enfin pouvoir se faire un nom dans l’univers impitoyable des marchands d’art. Leur mystérieux auteur, Victor Crack, a disparu corps et âme, après avoir vécu reclus près de quarante ans à New York dans un appartement miteux. Dès que les dessins sont rendus publics, la critique est unanime : c’est le travail d’un génie. La mécanique se dérègle le jour où un flic à la retraite reconnaît sur certains portraits les visages d’enfants victimes, des années plus tôt, d’un mystérieux tueur en série. Ethan se lance alors dans une enquête qui va bien vite virer à l’obsession. C’est le début d’une spirale infernale à l’intensité dramatique et au coup de théâtre final dignes des plus grands thrillers. Bien loin des polars calibrés habituels, Jesse Kellerman, styliste hors pair, nous offre ici un roman d’une indéniable qualité littéraire qui, doublée d’une intrigue machiavélique, place d’emblée le livre au niveau des plus grandes réussites du genre, tels Mystic River, de Dennis Lehane, ou L’Analyste, de John Katzenbach.

      Mon avis :

      J’ai vraiment apprécié ce livre qui pourtant ne me tentait pas plus que ça de prime abord, en effet, je me méfie des livres autour desquels il y a trop de battage méditiatique (bien souvent sources de déception en ce qui me concerne), surtout quand l’auteur est fils d’écrivains célèbres !
      J’ai donc entamé cette lecture pleine d’à-prioris, j’imaginai un polar de facture classique avec la recette habituelle : crimes sanglants, tueur en série et gentil flic justicier !
      Que nenni, ce roman est bien plus que ça, c’est d’abord une description du monde de l’art et des galéristes et surtout un magnifique roman sur les ravages des secrets de famille et des non-dits, qui nous démontre à quel point la loi du silence fait souffrir chaque membre du clan et les répercussions que cela peut engendrer sur plusieurs générations.

      Ethan Muller, propriétaire d’une galerie, met la main sur une série de dessins d’une qualité exceptionnelle, oeuvre d’un inconnu Victor Cracke. Il voit là un précieux sésame pour pouvoir enfin se faire un nom dans l’univers impitoyable des marchands d’art. Les critiques sont dithyrambiques, le succès immédiat. Lee McGrath, un policier à la retraite reconnait alors sur ces portraits, les visages d’enfants assassinés il y a bien longtemps, meurtres non résolus qui l’ont toujours hanté. Ethan et Lee vont partir sur les traces du portraitiste…..et nous allons de surprise en surprise !

      C’est vraiment un roman surprenant qui vous tiendra en haleine jusqu’au bout. Une histoire pleine de rebondissements, aussi passionnante que divertissante….et surtout un livre qui vous hantera bien longtemps après l’avoir refermé !

      Un extrait :

      «Un génie doit par définition être quelqu’un qui ne s’arrête pas pour réfléchir à ce qu’il fait, à la façon dont cela sera reçu ni aux conséquences que ça aura sur lui et son avenir; il se contente de faire. Il exerce son activité avec une obstination qui est par essence malsaine et souvent autodestructrice.»

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      Clara et la pénombre de José Carlos Somoza

      Classé dans : Littérature hispanique — isabeleo @ 20:44

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      Clara et la pénombre de José Carlos Somoza ♥♥♥♥♥

      EditeurActes Sud

      Traduction: Marianne Millon

      Parution : 05/09/2003

      Nombre de pages : 550

      Genre : Littérature hispanique

      L’auteur :

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      José Carlos Somoza est né à La Havane en 1959, il publie son premier roman en 1994 et abandonne sa carrière de psychiatre. La traduction anglaise de La Caverne des idées lui permet d’être distingué par le Gold Dagger Prize en 2002. Les romans de José Carlos Somoza connaissent aujourd’hui une renommée internationale. Son dernier roman, La clé de l’abîme, est paru en 2009 aux éditions Actes Sud.

      Quatrième de couverture :

      2006. Dans ce futur dangereusement proche, la représentation des corps ne fait plus recette au sein du marché de l’art, qui cote désormais des toiles humaines. Signées par de grands maîtres, elles sont louées, vendues, manipulées, livrées à tous les regards, à tous les fantasmes. Clara est modèle. Elle rêve d’être peinte par le dieu de l’art hyperdramatique : Bruno Van Tysch. Mais, tandis que la jeune toile est apprêtée dans un pavillon isolé des abords d’Amsterdam, la Fondation Van Tysch est en émoi. Une œuvre de grande valeur a été dérobée et détruite par un mystérieux meurtrier qui officie suivant des rites affreusement artistiques. A la manière de Rembrandt,  José Carlos Somoza dépeint de violents clairs-obscurs : les déviances de l’art font écho aux dérives de nos sociétés et conduisent chacun à mesurer le prix du beau à l’aune de la valeur du vivant.

       Mon avis :

      Ce livre reste une de mes meilleures lectures et il a une place privilégiée dans ma bibliothèque, j’en suis d’ailleurs à ma deuxième lecture et je pense le relire très prochainement. Comme le dit si bien Milan Kundera :  « comme une grande musique qu’on peut réécouter sans fin, les grands romans eux aussi sont faits pour des lectures répétées …»

      L’histoire se déroule dans un futur très proche ou Clara rêve de devenir le « chef-d’œuvre » du célèbre Bruno Van Tysch, sorte de gourou tout puissant qui fait la pluie et le beau temps dans le monde de l’art. Son domaine : l’art hyperdramatique, ou la toile n’est plus un support inerte mais bien un être humain qui est apprêté, peint, manipulé, étiqueté vendu et exposé comme un simple objet. Les moins chanceux se louent au plus offrant, comme simples objets décoratifs, ils peuvent être tour à tour une lampe, une table, un plateau de Marooder et bien d’autres choses, selon la demande !

      Ce livre, violente critique de l’art contemporain nous fait réfléchir sur la valeur de l’être humain, les dérives de la société de consommation, mais c’est aussi un excellent polar que vous ne pourrez plus lâcher, une fois ouvert. Un mystérieux tueur s’en prend aux toiles du maître, il a décidé de les détruire les unes après les autres. Lothar Bosch, un ancien policier, est recruté par la fondation Van Tysch, afin de retrouver le meurtrier, une course contre la montre est engagée, car bientôt, doit se tenir à Amsterdam la rétrospective Rembrandt, et les tableaux sont en danger !

      Je ne vous en dit pas plus pour ménager le suspens, je vous invite à le lire si le sujet vous interpelle, tout en vous précisant que c’est une lecture dure, sans concessions, qui peut heurter certaines âmes sensibles, si c’est votre cas, passez votre chemin !

      Un extrait :

      «Tu connais le problème Lothar ? Aujourd’hui tout ce qui est précieux est éphémère. C’est-a-dire qu’à une autre époque la solidité et la durée constituaient des valeurs en soi : un sarcophage, une statue, un temple ou une toile. Mais actuellement, tout ce qui a un prix se consomme, s’use, s’éteint, que l’on parle ressources naturelles, drogues, espèces protégées ou art. Nous sommes passés par une phase préalable dans laquelle les produits rares avaient plus de valeur parce qu’ils devenaient rares. C’était logique. Mais quelle en a été la conséquence ? Qu’aujourd’hui, pour que les choses aient d’avantage de valeur, elles doivent être rares. Nous avons inversé la cause et l’effet. Aujourd’hui nous raisonnons ainsi : les bonnes choses n’abondent pas. Faisons donc en sorte que les mauvaises choses n’abondent pas, et elles deviendront bonnes.»

      …..Quand la fiction rejoint la réalité :

       Je vous invite à jeter un coup d’oeil sur le site d’Emma Hack, une artiste australienne :

      http://www.emmahackartist.com/fragiledolls.php

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